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La Vie, l’Amour, la Mort et les rites sociaux druidiques

 incarnation et naissance dans le druidisme

L’incarnation et la Présentation à la Communauté

Lors de la conception d’une nouvelle enveloppe corporelle (notamment graine ou œuf fécondé), l’être s’incarne et passe ainsi de l’état de Mort à l’état de Vie. Il passe alors les Grandes Portes, s’il vient de l’Autre-Monde.
La naissance, incarnation d’un nouvel être dans ce monde, peut s’accompagner de célébrations et de rites festifs organisés par la sphère profane*.
De même, la Présentation à la Communauté des païens* du nouvel être est un moment de festivité profane*. Car chacun naît naturellement païen, et il n’est nul besoin d’acte sacré* pour faire entrer un être dans la communauté païenne.
Cependant, ce rite d’accueil est un moment-clef car il permet la prise de connaissance par la communauté du nouvel être qu’elle va avoir à accompagner. En effet, l’Ordre Druidique de Dahut ne souhaite pas limiter l’encadrement des jeunes êtres à la sphère familiale ou à des adultes spécifiquement désignés (à l’image des parrains et marraines), mais au contraire l’étendre à l’ensemble de la communauté, tout entière et solidairement responsable de l’accompagnement des futurs adultes vers l’autonomie et la maturité.
Par ailleurs, la présence d’un Barde est nécessaire pour effectuer l’inscription de cette entrée dans les registres de la communauté de l’ODD, et les sacerdotes* qui le souhaitent, notamment Prêtres et Prêtresses, peuvent appeler sur le nouvel être la bénédiction des divinités.

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L’Amour selon le druidisme et sa bénédiction par les divinités

Pierre peinte de Bénédiction
Pierre peinte de Bénédiction de l’Amour entre les Êtres (création de Taliesin)

Le concept d’Amour selon la Tradition druidique

L’Amour est une force d’attraction entre les êtres.
L’Amour est émotion, vibration, sensibilité.
Les questions d’âge et de sexe ne limitent pas son expression.
L’Amour peut prendre plusieurs formes et s’exprime à nos yeux aussi bien dans l’intimité d’un couple qui va choisir de fonder, mener une vie commune, que au sein du groupe familial, ou encore au cœur de l’amitié profonde.
Et dans tous ces cas de figures, il peut relier aussi bien un homme et une femme, deux hommes ou deux femmes.
Car si en un sens, l’Amour est danse du féminin et du masculin, nous considérons que ces deux polarités sont présentes et s’expriment en chaque être.

La cérémonie de la Bénédiction de l’Amour entre les Êtres

La religion druidique* païenne* propose ainsi aux membres de sa communauté qui le désirent de recevoir, au cours d’une cérémonie sacrée* qui a lieu durant Dagdia, la bénédiction de leur Amour par les divinités de ce monde.
Cette bénédiction, par respect pour la Loi Française, se doit d’être précédée par un mariage en Mairie, mais elle se distingue profondément de celui-ci dans son esprit car elle s’éloigne de l’esprit judéo-chrétien du mariage qui a constitué le socle de base juridique pour la rédaction du Code Napoléonien. En effet, elle ne promeut en aucun cas la jouissance de la femme par l’homme, ni toute autre supériorité de l’un sur l’autre. Elle n’interdit pas le divorce et même l’encourage en cas de disparition de l’Amour entre les Êtres concernés.
Cette bénédiction célèbre et honore, aux yeux des Déités, l’Amour vivant qui émeut et anime les êtres, quel que soit leur sexe. Elle engage ceux qui la reçoivent à cultiver, nourrir, faire rayonner, et à respecter profondément l’Amour qui les relie, y compris dans la reconnaissance éventuelle de sa disparition.
Ainsi la Bénédiction de l’Amour entre les Êtres suppose implicitement la séparation dans le cas où l’Amour n’est plus présent dans la relation.
Par ailleurs cette cérémonie est subordonnée, outre au fait d’appartenir à la communauté druidique* païenne*, à l’acquisition de l’autonomie et de la maturité qui se fait par l’intermédiaire des rites initiatiques jalonnant la vie des païens* laïcs*.

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La désincarnation et les rites funéraires

Statuette mortuaire pour un défunt
Statuette mortuaire pour un défunt

Le concept de Mort selon la Tradition druidique

Lorsque l’enveloppe corporelle d’un être cesse de fonctionner, l’être se désincarne, laissant le corps se décomposer et l’énergie vitale retourner au monde et passant ainsi de l’état de Vie à l’état de Mort. À l’issue de cette désincarnation, il va, selon le cours de sa destinée, passer les Grandes Portes gardées par le Dieu Aîné Sukelos pour se rendre dans l’Autre-Monde, ou demeurer, pour un temps plus ou moins long, dans notre monde.

Les rites funéraires

Les rites funéraires ont pour but premier l’accompagnement des proches du défunt dans le processus de deuil et la célébration de la fête de la renaissance de l’être.
La part sacrée* qui entoure le devenir de l’être se déroule principalement dans une sphère non-visible, sous la responsabilité des divinités concernées. L’accompagnement complémentaire éventuellement nécessaire est réalisé par les Ovates ou les Prêtrises concernées.
Ainsi les rites funéraires sociaux se composent pour une part majeure d’éléments profanes* organisés en relation avec les proches et la famille.
Le devenir du corps durant ces rites (crémation ou enterrement) suit les recommandations laissées par le défunt ou transmises par sa famille, dans le respect de chacun à disposer de son corps comme il l’entend, dans les limites de la Loi et des Règlements.

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* Les termes marqués d’un astérisque font l’objet d’une notice dans le lexique.

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