Accueil » Évocations des cérémonies

Catégorie : Évocations des cérémonies

Le Solstice d’été de la Roue 5

Le Solstice d’été est une fête saisonnière dédiée à l’Aîné Maître du Soleil et des Étoiles : Belenos. En Neved, l’ODD s’est rassemblé avec ses invités et fidèles pour honorer cette divinité autour d’un feu digne de cette cérémonie le soir du 21 juin 2019. Par Taliesin.

On voit une clairière avec au centre un feu généreux, deux ovates qui officient et des invités qui assistent à la cérémonie du solstice d'été pour célébrer Belenos.

Dans les bois du pays de Neved, le mât du Solstice d’été a été planté et ses rubans dansent au gré d’une brise légère. Un cercle s’est formé, au centre concentré par un feu qui danse et se dresse pour que puisse être célébré le grand Belenos en ce jour de lumière le plus long ! Très vite le soleil ne tarde pas à darder ses rayons à travers les frondaisons des chênes et des hêtres recouverts d’une douce mousse. Voix en prières résonnent dans le monde vert. Une profonde méditation du cœur solaire est guidée par l’Ovate en service. Le nom de l’Aîné rayonnant résonne en écho dans les bois de Neved quand surgit l’invocation…

solstice d'été : on voit l'ovate accrocher un ruban sur la couronne du mât de Belenos. Le soleil illumine les frondaisons des arbres des bois de Neved et darde de beaux rayons en étoile.

Puis a lieu la consécration d’une cordelette et les offrandes dans le feu sacrificiel en présence de Belenos invoqué par les Ovates en service. Ensuite, alors que résonne la lyre mélancolique du Barde, on procède à l’attachement des rubans sur la couronne du mât par les invités et Yavanna.

solstice d'été : on voit une personne accrocher un ruban sur la couronne solaire du mât de Belenos

Enfin, près du feu et de son rayonnement nourricier, avant dissolution du cercle, recueillement, silence et derniers instants d’honneur à Belenos sont partagés ensemble.

Chaque crépitement du feu est ainsi un battement de cœur, une conscience posée sur soi en ses profondeurs, lieu du contact avec son soleil intime.

solstice d'été

Prochaines célébrations : honneurs à la douce Mélia et la fête de l’Incarnation : Dagdia.

Au plaisir de vous y rencontrer et de vous y retrouver !

Fête de Dahut Roue 5

La Fête de Dahut a lieu lors de la Pleine Lune la plus proche du Solstice d’Été. C’est ainsi l’occasion de rendre hommage à la Déesse Souveraine Dahut, mais également ce jour-là à Belisama, déesse Aînée Maîtresse des Lunes, qui marque de son cycle le rythme des célébrations. En AelYs, l’ODD s’est rassemblé avec ses invités et fidèles pour honorer ces divinités sur les hauteurs face à la Baie d’Ys. Par Yavanna.

La mer était calme et le temps clément pour la première fois depuis plusieurs semaines, comme un clin d’œil des cieux à la Déesse Souveraine et un soutien pour les hommes et femmes réunis ce matin-là.

Les hommages à Belisama ouvrirent la cérémonie, et la fumée des offrandes placées dans le feu de la vasque monta vers le ciel où Belenos le Rayonnant les renvoya vers sa bien-aimée Œil du ciel. Résonance et complémentarité subtile, expérimentation d’une nouvelle forme de ce phénomène de réflexion et danse d’attraction des deux « luminaires »…

Puis vint le cœur de la cérémonie : l’invocation de Dahut et de l’Arbre de Lumière, dans la simplicité des mots justes et sous le regard bienveillant et attentif des Êtres comme des Gardiennes du lieu…


Enfin, après l’appel de la Prêtresse de Dahut tournée vers l’astre solaire, vinrent des instants de reliance sous l’éclat de Belenos qui fit descendre sur les eaux mêlés son amour glorieux. Alors put avoir lieu la Bénédiction des personnes présentes par l’Eau des Étoiles.


Puis vint le temps de remercier les présences visibles et invisibles, refermer le cercle et revenir à la vie profane, avec ses contraintes et ses richesses, cultivant toujours le courage cher aux païens !

 

 

Bénédiction des talismans par Brigantia – Brigia Roue 5

La bénédiction des Talismans, les fameuses croix de Brigantia, est un moment fort de la cérémonie druidique de Brigia. Brigia, fête de la Vie et des Bardes, est aussi dédiée à Brigantia, Déesse gardienne de la Puissance Créatrice qui œuvre durant la cérémonie pour faire ce cadeau aux invités. Retour sur cette célébration de la Roue 5, sur la confection des croix de Brigantia et leur bénédiction par la Déesse. Par Yavanna.

Cueillette des joncs

On voit à gauche des brins de joncs et de la mousse. A droite une photo avec un panier rempli de brins de jonc, près d'une source d'eau. Ces joncs ont servi à faire les croix de Brigit et permis la bénédiction des talismans
Photos de Yavanna, soumise à droits d’auteur.

Le matériau le plus adapté pour la confection des croix de Brigantia est le jonc frais. Souple et pouvant se plier sans se casser, d’un beau vert brillant, la tige de cette plante est idéale. Par ailleurs, hasard qui n’en est pas un, on la trouve notamment dans les zones humides et/ou marécageuses proches des sources, dont le nettoyage est une autre des activités préparatoires à la fête de Brigia…
Comme pour tout végétal, et tout particulièrement dans la mesure où il va servir à la confection d’un talisman, il est important de cueillir cette plante en conscience, avec respect et attention. Pas question d’arriver en force et couper des touffes entières « pour aller vite ».
Ainsi la veille de Brigia, les cheminantes Ovates sont allés dans le marais près d’une source vive. Après avoir dégagée la source des feuilles mortes qui l’encombraient, elles ont sollicité l’inspiration de la Déesse Airmid, Maîtresse des Bourgeons.
Puis elles ont entrepris une cueillette en conscience : se mettre à l’écoute pour sentir quelles plantes sont prêtes à sacrifier une partie d’elle-même, couper soigneusement les brins un à un, en ne prélevant jamais plus de la moitié d’une touffe, et bien sûr être totalement présent à ce que l’on fait, et remercier.
Au final, la cueillette d’environ 220 brins pour une dizaine de croix a pris plus d’une heure d’évolution précautionneuse dans le marais, de reliance et d’échange intime avec le monde végétal, et leur passage n’a presque pas laissé de traces.

Confection des croix

On voit deux mains qui font un noeud pour attacher une branche de croix de Brigantia posée sur une table.
Photo de Jonathan Konitz, soumise à droits d’auteur. Avec l’aimable autorisation du photographe.

Le matin de la cérémonie eut lieu l’atelier collectif qui permet à chacun de fabriquer sa propre croix. Beaucoup de joie et de détente dans ce moment où les habitués montrent les gestes simples aux nouveaux venus !

Et voilà le résultat !

Il y a deux croix de Brigit / Brigantia posées sur un tapis de mousse au coeur de la forêt.
Photo d’Isabelle Allain, soumise à droits d’auteur. Avec l’aimable autorisation de la photographe.

Et comme toujours la satisfaction de chacun d’avoir pu créer de ses mains. Une première façon de se relier à la Puissance Créatrice dont Brigantia est la gardienne…

Cérémonie de Brigia

Après les prières d’ouverture, voici venir le temps des préparatifs pour la bénédiction des talismans :

Il y a un barde accroupi devant le feu et l'eau de la déesse Brigantia qui prépare l'instant de bénédiction des talismans. Les rayons du soleil traversant les bois dessinent sur le seul les rayons de l'Awen. Autour du barde les invités et deux sacerdotes en cercle regardent la scène.
Photo d’Isabelle Allain, soumise à droits d’auteur. Avec l’aimable autorisation de la photographe.

Eau et feu activés par la Déesse Brigantia.

On voit dans la forêt un barde accroupi devant le feu et l'eau qui exécute, par Brigantia, la bénédiction des talismans. Une ovate se tient debout devant lui, bras tendus vers la scène.
Photo d’Isabelle Allain, soumise à droits d’auteur. Avec l’aimable autorisation de la photographe.

Barde et Ovate œuvrent de concert, tous deux simples vecteurs du sacré issu de Brigantia.

Le barde tend une croix de Brigantia à l'ovate. Scène de la bénédiction des talismans.
Photo de Jonathan Konitz, soumise à droits d’auteur. Avec l’aimable autorisation du photographe.

Chacun amène tour à tour sa croix de joncs, qui de simple objet profane devient talisman une fois bénie grâce au feu et à l’eau de Brigantia.

Il y a la prêtresse du Cornu qui tend ses croix de Brigit au barde qui se laisse oeuvrer par Brigantia pour la bénédiction des talismans.
Photo de Jonathan Konitz, soumise à droits d’auteur. Avec l’aimable autorisation du photographe.

L’eau et le feu mêlés révèlent la brume inspiratrice…

On voit le barde Taliesin souffler sur les braises de son encensoir avant de commencer la bénédiction des Talismans.
Photo d’Isabelle Allain, soumise à droits d’auteur. Avec l’aimable autorisation de la  photographe.

Puis vient le temps de la purification des êtres présents qui le souhaitent.
L’Ovate au cœur de l’espace sacré reçoit et transmet au Barde qui circule dans le cercle et œuvre…

Bénédiction des talismans : Brigantia purifie par l'eau et le feu les personnes qui le souhaitent.
Photo de Jonathan Konitz, soumise à droits d’auteur. Avec l’aimable autorisation du photographe.

Enfin vient le moment de clore la cérémonie par les Vœux sacrés, à chaque fois renouvelés…

On voit les membres de l'ODD en cercle clamer les voeux sacrés.
Photo de Jonathan Konitz, soumise à droits d’auteur. Avec l’aimable autorisation du photographe.

Usage des talismans

Les anciennes croix ont été brûlées au début de la cérémonie, les nouvelles sont maintenant consacrées !
Ces talismans, renouvelés lors de chaque Brigia, ont une action ciblée et précise : ils protègent les foyers contre l’intrusion de désincarnés malintentionnés.
Nous conseillons de les placer à des endroits symboliquement stratégiques, qui ont du sens par rapport à son action magique : au-dessus de la porte d’entrée, sur l’autel familial…

Fêtes du Panthéon de la Vie et Équinoxe de Printemps de la Roue 5

Les fêtes du Panthéon de la Vie sont toujours des moments exaltants et intenses. Il y a quelques jours eut lieu une conjonction particulièrement féconde pour tous les êtres : la Pleine Lune qui marque la fête du Maître des Animaux, Kernunos, était la même que celle de la fête d’Airmid, Maîtresse du Monde Végétal, et tout cela en même temps que la fête de Belenos de l’Équinoxe de Printemps qui marque le passage de la Saison Sombre à la Saison Claire. Le moment idéal pour semer les graines d’un renouveau, qu’il soit physique, de projet, et bien sûr spirituel… Par Yavanna.

Fête d’Airmid

Pour ouvrir ce temps d’hommages et d’offrandes, sacerdotes et invités se sont rendus dans une nouvelle clairière polythéiste sur le Tertre pour honorer Airmid, Maîtresse des Bourgeons, celle qui initie cette force germinatrice de la vie qui explose, des cellules qui se multiplient et créent de nouvelles formes : feuilles, fleurs, branches de l’année, tiges souples et pollens dans le souffle du vent printanier…

Marche lente au rythme du Monde Vert, offrandes d’eau de source, de graines remises à la terre, émotions et paroles chargées de sens…

Fête du Kornu

Puis vint le temps de se rendre dans l’Antre de Kernunos, pour honorer le Maître des Animaux et des Instincts.

Fêtes du Panthéon de la Vie : celle du Cornu/Kernunos avec le prêtre devant le feu entouré de la prêtresse, des ovates et d'un fidèle/
Photo de Jonathan Konitz, soumise à droits d’auteur. Avec l’aimable autorisation du photographe.

Laisser à la porte du lieu les artefacts de la culture, se rassembler autour de feu, sentir pulser en soi les battements puissants du réveil de la Vie, et les faire résonner de ses pieds nus sur la terre brune, et offrir enfin au Prêtre alcool et vibrations du chant qui vient du fond des tripes…

Équinoxe de Printemps

Après une pause bien méritée et l’accueil de nouveaux invités, nous voici de retour sur le haut du Tertre, pour rendre hommage à Belenos, Maître des Étoiles, en ce temps d’équilibre et de passage d’une saison à l’autre.

Invocation en duo de l’Aîné rayonnant…

Fêtes du Panthéon de la Vie : équinoxe de Printemps
Photo de Jonathan Konitz, soumise à droits d’auteur. Avec l’aimable autorisation du photographe.

… Soin du feu qui finalement dansera grâce à l’énergie des agrumes séchés souvenir du sacrifice des végétaux durant la Saison Sombre :

Fêtes du Panthéon de la Vie : feu de la vie, feu de Belenos
Photo de Jonathan Konitz, soumise à droits d’auteur. Avec l’aimable autorisation du photographe.

… Et enfin le cri des êtres vers le soleil pour s’engager pleinement dans la vitalité de la Saison Claire.

Fêtes du Panthéon de la Vie : on voit la prêtresse du Cornu crier le nom de Belenos.
Photo de Jonathan Konitz, soumise à droits d’auteur. Avec l’aimable autorisation du photographe.

Pleine Lune

Enfin, dans l’intimité du foyer de Belisama, chacun put remercier et faire offrandes à la Maîtresse des Lunes et des Cycles, l’Œil du ciel dont la danse contribue à fixer les temps pour les célébrations sacrées.

 

Souvenirs de l’éclipse de la première Pleine Lune de la Roue 5

Dans la froideur de la nuit, sacerdotes et invités ont été conviés à assister à la danse nocturne de Belenos et Belisama.

Autour des deux lanternes symboliques, explications et recueillement ont rassemblé hommes et femmes. Dans le même temps, le ciel dégagé a permis la jouissance de la vue de cette éclipse lunaire.

Spectacle inoubliable de la Lune qui de pleine peu à peu est devenue gibbeuse, puis croissant, et enfin qui a retrouvé sa plénitude, mais teintée d’un rouge sang qui par le passé a rempli les anciens d’effroi. Pour nous à qui la Science a apporté un regard de compréhension sur le jeu des astres et le fonctionnement de l’univers, l’effroi n’est plus de mise, mais la fascination demeure face à la merveille de cet évènement.

Après les prières d’usage, l’invocation de Belenos et Belisama par les cheminantes Ovates est montée haute et claire vers les astres qui constituent leur incarnation dans Notre Monde. Noms et Chants depuis l’Échine du Dragon, pour permettre l’accueil des divinités dans le cercle, et donner à chacun l’occasion de faire ses offrandes en présence des forces divines.

Puis les pas des hommes et des femmes ont martelé la terre autour des rochers, en écho avec la danse des astres dans les cieux.

Enfin, un moment de recueillement autour de la conscience en chacun de la Graine d’Or, incarnation de notre Être et origine de nos ressources propres et de notre autonomie a précédé les embrassades avant que chacun retourne en ses pénates, riche de souvenirs et d’expérience partagée.

Témoignage sur Omnia fin de Roue 4 – début de Roue 5

Préparatifs et fin de Roue 4

Longue descente depuis la Pleine Lune du Chaudron, sous le signe de l’eau. L’influence de cette grande fête sacerdotale se fit sentir très tôt, et se présenta à nouveau sous un nouvel aspect, imprégné d’émotions et de froid. Vitalité d’une Tradition sans cesse renouvelée, par l’écoute et l’absence de présupposés…

L’if accueillit les cheminantes ovates sous sa frondaison protectrice : enseignements, constats et hommages rendus aux Dieux et aux Déesses, dans la simplicité d’un moment dépourvu d’attentes mais riche de complicité.

Temps Hors du Temps

Les bougies omniales se firent discrètes en cet Omnia de l’eau, et chacun dû traverser le Temps hors du Temps sans le secours de leur chaude lumière, avec pour seul repère la lueur intime de sa graine d’or personnelle.

Enfin vint la cérémonie principale, qui libéra la tension accumulée : invocation du noble Maître du Temps, émotions confiées à l’obscurité complice, murmures honorant la mémoire des ancêtres, et l’appel vibrant d’Ael depuis les profondeurs d’Ys pour accueillir sur le Tertre l’énergie venue du cœur du pagus et enfin l’effondrement des Portes qui permit dans un temps suspendu la fusion des mondes et la palpable immixtion d’un espace dans l’autre…

Puis dans la nuit enfin tombée sur la frondaison des arbres, sur l’appel du sacerdote en charge, arriva dans le cercle la présence massive de la très noble Ahes, dont c’était la Fête au cœur d’Omnia. Chacun vint à sa rencontre, porter son offrande et honorer cette Aînée Maîtresse des Arts magiques en relation avec l’Autre Monde.
Alors seulement le Feu d’Ahes pour la Nouvelle Roue vint éloigner la force de l’Eau noire qui jusque-là engluait les Êtres, et le spectre de la Glace Noire s’éloigna alors même que dans le Chaudron Keriwena et Dahut transformaient pour les Êtres les dépôts de la Roue passée.

Début de la Roue 5

Dans les premières lueurs de l’aube, les sacerdotes se réunirent dans le bois pour fêter le début de cette nouvelle Roue par un feu splendide dédié à Belenos, dont les premiers rayons marquent le retour du Temps pour les Êtres.

Et le feu de Bel se transforma en feu sacrificiel d’Aesus, signifiant par là la coloration du cycle à venir…

Crépuscules lumineux, Pleine Lune Noire, Eau noire produisant le Feu, la confusion fut au cœur de cet Omnia étrange…
Rendez-vous dans une Roue pour découvrir encore un autre visage de cette fête si complexe…

Retour sur le second Solstice d’Hiver de la Roue 4

Préparatifs dans le cœur de la Saison Sombre

Alors que la luminosité décroissait et que l’on plongeait vers le cœur de la Saison Sombre, voici que l’on a décoré les arbres toujours verts du jardin et préparé bougies, guirlandes et bûches décorées pour illuminer la maison.


La tradition de la bûche décorée renvoie à la solidarité entre les hommes durant les temps froids de la Saison Sombre, comme nous l’expliquions dans l’article sur les symboles liés au Solstice d’Hiver.

Hommage à Belenos

Le jour venu du Solstice lui-même, sacerdotes et invités se sont retrouvés après le coucher du soleil dans le couvert intime des bois de Neved pour célébrer cet acmée de la Saison Sombre.

Premiers élans du feu avant que l’eau noire d’Omnia ne fasse sentir son influence…

Le jeu des rythmes de la Lune et du Soleil veut que cette Roue le Solstice d’Hiver se trouve au milieu de la descente vers la grande fête sacerdotale d’Omnia. Et qui plus est d’un Omnia sous le signe de l’eau. Aussi cette célébration fut marquée par le poids de cette forte présence de l’eau noire d’Omnia : le feu des hommes au cœur de la nuit, d’ordinaire vif et haut et clair en l’honneur de Belenos, fut fugace et passager, juste le temps d’envoyer les offrandes vers la divinité.

Cultiver le feu intérieur pour en rayonner vers le monde

Cependant Belenos malgré tout bien présent saisit l’occasion de ce rendez-vous avec la fraîche obscurité du cœur de la Saison Sombre pour initier un temps de partage, de méditation et d’attention au feu intérieur qui brille en nous : la graine d’or inaltérable de l’Être. Il rappela que quand bien même le feu physique fait défaut, les êtres peuvent faire appel et rayonner de cette chaleur intérieure, ressource accessible à tous et qu’il nous revient de cultiver et de rayonner vers les autres et le monde….

Seules les bougies de la bûche décorée ont soutenu le temps de la méditation…

Enfin le partage du fruit sucré de saison permit à chacun d’incarner cette recommandation dans l’expérience concrète, et marqua la transition avec le moment profane convivial qui suivit.

Rendez-vous

Par ailleurs, Belenos donna rendez-vous au premier lever de soleil de la Roue, après la cérémonie principale d’Omnia, à ceux qui le souhaitaient pour venir faire enfin brûler pleinement et librement le feu bridé du Solstice, et libérer l’énergie contenue pour nourrir la nouvelle Roue.

Préparer et vivre le Solstice d’Hiver : quelques symboles et coutumes païens

Alors que s’approchent le Solstice d’Hiver et ses célébrations, tant sacrées que profanes, il est intéressant de considérer quelques symboles forts qui ont été récupérés, et ont vu leur sens profond déformé, par la communauté chrétienne d’abord, et la société de consommation ensuite…

Ces symboles viendront nourrir avec profit la préparation de tous les aspects profanes des cérémonies.

Les lumières et bougies

solstice d'hiver et lumière de bougie

Ce sont les symboles les plus évidents de l’hommage rendu à la lumière de Belenos qui persiste au cœur de l’hiver malgré le raccourcissement des jours.

Les bougies de cire d’abeille, avec leur belle couleur jaune et leur odeur parfumée, sont bien sûr les complices de cette période les plus agréables pour les sens. Mais les bougies plus classiques, grandes et petites, et les sources plus modernes de lumière, comme les guirlandes lumineuses, sont tout aussi à même de participer à l’esprit du Solstice.

Voici un exemple de pratique symbolique à mettre en œuvre dans les foyers la nuit du Solstice d’Hiver, simple et basée sur le sens profond de ce moment fort de l’année solaire. Il ne s’agit pas ici d’invoquer la divinité, ce qui relève de la responsabilité des sacerdotes au sein des cercles sacrés, mais bien d’une pratique familiale relevant du « religieux profane » et venant nourrir la vie de la communauté en marge des cérémonies sacrées.

Prévoir une bougie pour chaque membre de la maisonnée, et une pour Belenos. Au coucher du soleil, saluer le dernier regard de Belenos avant la nuit la plus longue, et allumer la bougie qui lui est dédiée. La disposer dans un endroit « caché », d’où on ne puisse pas voir sa luminosité. Cela peut être par exemple au sein d’un autel dédié exprès à pour Belenos à l’occasion du Solstice. Puis, une fois la nuit bien noire, éteindre toutes les sources de lumière (y compris le feu du foyer), méditer ensemble sur cette apogée de la saison sombre, accueillir l’obscurité nécessaire, douce et bienveillante. Et au bout d’un moment, au sein de cette nuit profonde, aller chercher et découvrir la lueur de Belenos, révéler à tous comment elle demeure vivace au cœur de l’hiver, bien qu’affaiblie, amoindrie. Prendre le temps de la chercher en soi, en son propre cœur, prendre conscience de la « graine d’or » qui demeure toujours, inaltérable, au fond du chaudron sombre de l’hiver. Honorer Belenos, le remercier pour ce présent et faire offrande, avec simplicité et humilité. Et enfin, grâce à cette lueur chaude et vive, rallumer d’abord le feu du foyer, puis la bougie de chaque membre de la maisonnée, bougie qu’il pourra garder à ses côtés tout au long de la soirée de fête, pour éclairer la table, puis pour illuminer doucement la maison jusqu’au lever de Belenos. Il sera alors temps d’honorer à nouveau la glorieuse radiance de cet Aîné, qui va désormais aller grandissant jusqu’au Solstice d’Été.

La célébration de l’arbre toujours vert

solstice d'hiver - houx

 

Symboles d’espoir de la végétation qui demeure vivace alors même que les autres végétaux perdent leurs feuilles, les arbres à feuillage persistant (tels que sapins, pins, houx, ifs…) ont à ce titre une place particulière dans la décoration et les pratiques profanes du Solstice d’Hiver.
Néanmoins, le respect dû à ces êtres comme à tous les autres fait qu’il n’est pas juste de les couper pour le simple plaisir de décorer nos intérieurs.
Si l’on souhaite les honorer pour l’espoir que leur feuillage vert nous inspire, le mieux est d’aller leur rendre visite et les décorer dans leur milieu naturel (avec des éléments biodégradables et non durables, bien sûr). Si l’on veut en avoir un près de son foyer, le mieux est alors de le planter dans son jardin (dans ce cas on peut utiliser des décorations classiques).
Par ailleurs, en remplacement ou en complément de ce qui vient d’être évoqué, si l’on souhaite associer ce symbole à l’embellissement de son foyer à cette période, le plus juste est d’utiliser un substitut artificiel (même si cela part d’une bonne intention, les résineux en pot ne survivent pas en général à plusieurs semaines dans un environnement chauffé en intérieur). Dans ce domaine, il existe une très grande variété de produits dans le commerce, qui ont l’avantage d’être durables et réutilisables si l’on en prend soin, ou de projets à mettre en œuvre (feuilles de houx en feutre sur la table, sapin en carton…).

La bûche

solstice-hiver-bûche-tradition-druidique

Le bois que l’on partage avec ceux qui en manquent pour nourrir le feu de leur foyer au cœur de l’hiver est un symbole fort de solidarité : chaleur et lumière en devenir offerts avec générosité, d’abord par les êtres végétaux désincarnés, ensuite par les membres de la communauté qui en ont fait provision.

Il est bon de se souvenir de ce sens premier du symbolisme de la bûche du Solstice d’Hiver lorsque l’on prépare un dessert qui en a la forme ou que l’on décore de vraies bûches ou branches pour orner la table, offrir à ses proches, ou encore placer autour du feu communautaire ou amener en offrande à Belenos lors de la célébration sacrée menée par les sacerdotes.

Respect du monde végétal

De manière générale, il est bon de se rappeler que prélever des éléments végétaux sur les plantes vives doit se faire avec parcimonie et en conscience : la coupe des extrémités des branches ou des fleurs ne mettra pas en danger la vie de la plante, mais ne dispense pas d’une demande respectueuse et de remerciements sincères. Dans l’absolu, si l’on souhaite enrichir d’éléments naturels la décoration de son foyer, il est plus juste de s’en tenir aux feuilles, branches et fruits naturellement tombés à terre, ou alors de solliciter l’approbation des Aînés maîtres du monde végétal : Aesus et Airmid, par l’intermédiaire des sacerdotes (Ovates ou Prêtres).

barre-awen-tribann-odd

Retour sur Lughia de la Roue 4

Lughia est la fête de l’état de mort et donc de la Culture.
Après l’hommage solennel à Talantia, Gardienne des Équilibres, les personnes au sein du cercle pratiquants des arts et des techniques se regroupent pour faire vibrer l’Appel à Lugh des Artisans. Prière fervente, communion. Puis voici que le jeune Dieu à la lance de lumière s’exprime et fait l’honneur de sa présence.

L’esprit de Lugh inspire les Arts et Techniques aux artistes comme aux artisans. Ceux-ci présentent leurs outils fétiches au Dieu lors de la cérémonie…

On voit différents outils des Artisans qui se sont retrouvés pour fêter Lughia : pelote de laine filée main, tricotin, pierre peinte, ciseaux à bois, tournevis électrique, plumes à dessin...
Variété des outils et des artisanats : pelote de laine filée main, tricotin crochet et tricot des amoureuses du fil, pierre peinte, ciseaux à bois et plumes à dessin de l’artiste qui aime laisser sa trace, tournevis testeur de l’électricien… Et pour synthétiser l’esprit du jour : le symbole de Lugh sur fond rouge de la Voie des Gardiens.

De la reliance de ce temps sacré de Lughia, un message ressort clairement : Lugh et Talantia, main dans la main, s’associent pour rappeler que l’épanouissement de la Culture peut se faire en harmonie avec le respect de la Nature. Il ne s’agit pas tant de stigmatiser ou ignorer les avancées de la Science et des Techniques que d’user avec sagesse des avancées qu’elles permettent… Sur ce chemin, l’entièreté et la juste mise en œuvre du libre-arbitre sont les clefs pour l’avenir.

Enfin l’esprit de la Voie Rouge est honoré par les pensées et paroles ferventes des participants tournés vers la fougueuse Morrigan : l’espoir demeure, bientôt assurément viendra son heure…

En lire plus sur la fête de l’état de mort.

Retour sur l’entrée dans la Saison Sombre de la Roue 4

Au portes de la Saison Sombre : l’Équinoxe d’Automne. La journée de cette célébration saisonnière fut une période humide et douce, brumeuse, effectuée en petit comité, avec des invités venus de tous horizons. Les lieux ont vibré au rythme d’une délicate célébration du feu céleste de notre étoile. Retour sur cette cérémonie de la Roue 4 avec des photos inédites de la photographe Sandrine Cardon, venue faire un reportage pour l’occasion. Par Yavanna.

Saison sombre : nous voyons 4 personnes dont un sacerdote dans les bois en cercle autour d'un foyer dont le feu n'est pas encore allumé.
Photo de Sandrine Cardon, soumise à droits d’auteur. Avec l’aimable autorisation de la photographe.

Au cœur des bois de Neved, hommes et femmes se retrouvent pour célébrer le passage vers la saison sombre.
Fraicheur des bois et brume inspiratrice transportent l’esprit de chacun vers la paix nécessaire à l’introspection en ces temps de bilans.
L’équilibre de ce temps suspendu trouve son écho dans le recueillement qui marque l’ouverture de la cérémonie.

 

Saison sombre : à gauche une photo où nous voyons un barde, prêtre de l'Ordre, en train d'évoquer devant le feu Belenos, Maître des étoiles. A droite une autre photo montre la Prêtresse du Cornu alimentant le feu de Neved, Tanna, avec du sel.
Photo de Sandrine Cardon, soumise à droits d’auteur. Avec l’aimable autorisation de la photographe.

Voici que s’ouvre le cœur du rituel : Hommage à Belenos, Maïtre des Étoiles.
Le chant du Barde résonnant dans les bois évoque le Dieu solaire,
L’esprit de l’Ovate se tend vers le lumineux Bel et l’invoque dans le cercle sacré,
La Prêtresse du Cornu honore l’Aîné resplendissant par une offrande dans le feu.

 

Saison sombre : on voit deux personnes en fin de cérémonie druidique en train de se faire une embrassade de remerciements.
Photo de Sandrine Cardon, soumise à droits d’auteur. Avec l’aimable autorisation de la photographe.

Comme de coutume, la célébration qui marque l’entrée en saison sombre se clôt par les Vœux sacrés et les embrassades nourries de la joie de la reliance.