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Catégorie : Fêtes de Belenos

Le Solstice d’été de la Roue 5

Le Solstice d’été est une fête saisonnière dédiée à l’Aîné Maître du Soleil et des Étoiles : Belenos. En Neved, l’ODD s’est rassemblé avec ses invités et fidèles pour honorer cette divinité autour d’un feu digne de cette cérémonie le soir du 21 juin 2019. Par Taliesin.

On voit une clairière avec au centre un feu généreux, deux ovates qui officient et des invités qui assistent à la cérémonie du solstice d'été pour célébrer Belenos.

Dans les bois du pays de Neved, le mât du Solstice d’été a été planté et ses rubans dansent au gré d’une brise légère. Un cercle s’est formé, au centre concentré par un feu qui danse et se dresse pour que puisse être célébré le grand Belenos en ce jour de lumière le plus long ! Très vite le soleil ne tarde pas à darder ses rayons à travers les frondaisons des chênes et des hêtres recouverts d’une douce mousse. Voix en prières résonnent dans le monde vert. Une profonde méditation du cœur solaire est guidée par l’Ovate en service. Le nom de l’Aîné rayonnant résonne en écho dans les bois de Neved quand surgit l’invocation…

solstice d'été : on voit l'ovate accrocher un ruban sur la couronne du mât de Belenos. Le soleil illumine les frondaisons des arbres des bois de Neved et darde de beaux rayons en étoile.

Puis a lieu la consécration d’une cordelette et les offrandes dans le feu sacrificiel en présence de Belenos invoqué par les Ovates en service. Ensuite, alors que résonne la lyre mélancolique du Barde, on procède à l’attachement des rubans sur la couronne du mât par les invités et Yavanna.

solstice d'été : on voit une personne accrocher un ruban sur la couronne solaire du mât de Belenos

Enfin, près du feu et de son rayonnement nourricier, avant dissolution du cercle, recueillement, silence et derniers instants d’honneur à Belenos sont partagés ensemble.

Chaque crépitement du feu est ainsi un battement de cœur, une conscience posée sur soi en ses profondeurs, lieu du contact avec son soleil intime.

solstice d'été

Prochaines célébrations : honneurs à la douce Mélia et la fête de l’Incarnation : Dagdia.

Au plaisir de vous y rencontrer et de vous y retrouver !

Fêtes du Panthéon de la Vie et Équinoxe de Printemps de la Roue 5

Les fêtes du Panthéon de la Vie sont toujours des moments exaltants et intenses. Il y a quelques jours eut lieu une conjonction particulièrement féconde pour tous les êtres : la Pleine Lune qui marque la fête du Maître des Animaux, Kernunos, était la même que celle de la fête d’Airmid, Maîtresse du Monde Végétal, et tout cela en même temps que la fête de Belenos de l’Équinoxe de Printemps qui marque le passage de la Saison Sombre à la Saison Claire. Le moment idéal pour semer les graines d’un renouveau, qu’il soit physique, de projet, et bien sûr spirituel… Par Yavanna.

Fête d’Airmid

Pour ouvrir ce temps d’hommages et d’offrandes, sacerdotes et invités se sont rendus dans une nouvelle clairière polythéiste sur le Tertre pour honorer Airmid, Maîtresse des Bourgeons, celle qui initie cette force germinatrice de la vie qui explose, des cellules qui se multiplient et créent de nouvelles formes : feuilles, fleurs, branches de l’année, tiges souples et pollens dans le souffle du vent printanier…

Marche lente au rythme du Monde Vert, offrandes d’eau de source, de graines remises à la terre, émotions et paroles chargées de sens…

Fête du Kornu

Puis vint le temps de se rendre dans l’Antre de Kernunos, pour honorer le Maître des Animaux et des Instincts.

Fêtes du Panthéon de la Vie : celle du Cornu/Kernunos avec le prêtre devant le feu entouré de la prêtresse, des ovates et d'un fidèle/
Photo de Jonathan Konitz, soumise à droits d’auteur. Avec l’aimable autorisation du photographe.

Laisser à la porte du lieu les artefacts de la culture, se rassembler autour de feu, sentir pulser en soi les battements puissants du réveil de la Vie, et les faire résonner de ses pieds nus sur la terre brune, et offrir enfin au Prêtre alcool et vibrations du chant qui vient du fond des tripes…

Équinoxe de Printemps

Après une pause bien méritée et l’accueil de nouveaux invités, nous voici de retour sur le haut du Tertre, pour rendre hommage à Belenos, Maître des Étoiles, en ce temps d’équilibre et de passage d’une saison à l’autre.

Invocation en duo de l’Aîné rayonnant…

Fêtes du Panthéon de la Vie : équinoxe de Printemps
Photo de Jonathan Konitz, soumise à droits d’auteur. Avec l’aimable autorisation du photographe.

… Soin du feu qui finalement dansera grâce à l’énergie des agrumes séchés souvenir du sacrifice des végétaux durant la Saison Sombre :

Fêtes du Panthéon de la Vie : feu de la vie, feu de Belenos
Photo de Jonathan Konitz, soumise à droits d’auteur. Avec l’aimable autorisation du photographe.

… Et enfin le cri des êtres vers le soleil pour s’engager pleinement dans la vitalité de la Saison Claire.

Fêtes du Panthéon de la Vie : on voit la prêtresse du Cornu crier le nom de Belenos.
Photo de Jonathan Konitz, soumise à droits d’auteur. Avec l’aimable autorisation du photographe.

Pleine Lune

Enfin, dans l’intimité du foyer de Belisama, chacun put remercier et faire offrandes à la Maîtresse des Lunes et des Cycles, l’Œil du ciel dont la danse contribue à fixer les temps pour les célébrations sacrées.

 

Retour sur le second Solstice d’Hiver de la Roue 4

Préparatifs dans le cœur de la Saison Sombre

Alors que la luminosité décroissait et que l’on plongeait vers le cœur de la Saison Sombre, voici que l’on a décoré les arbres toujours verts du jardin et préparé bougies, guirlandes et bûches décorées pour illuminer la maison.


La tradition de la bûche décorée renvoie à la solidarité entre les hommes durant les temps froids de la Saison Sombre, comme nous l’expliquions dans l’article sur les symboles liés au Solstice d’Hiver.

Hommage à Belenos

Le jour venu du Solstice lui-même, sacerdotes et invités se sont retrouvés après le coucher du soleil dans le couvert intime des bois de Neved pour célébrer cet acmée de la Saison Sombre.

Premiers élans du feu avant que l’eau noire d’Omnia ne fasse sentir son influence…

Le jeu des rythmes de la Lune et du Soleil veut que cette Roue le Solstice d’Hiver se trouve au milieu de la descente vers la grande fête sacerdotale d’Omnia. Et qui plus est d’un Omnia sous le signe de l’eau. Aussi cette célébration fut marquée par le poids de cette forte présence de l’eau noire d’Omnia : le feu des hommes au cœur de la nuit, d’ordinaire vif et haut et clair en l’honneur de Belenos, fut fugace et passager, juste le temps d’envoyer les offrandes vers la divinité.

Cultiver le feu intérieur pour en rayonner vers le monde

Cependant Belenos malgré tout bien présent saisit l’occasion de ce rendez-vous avec la fraîche obscurité du cœur de la Saison Sombre pour initier un temps de partage, de méditation et d’attention au feu intérieur qui brille en nous : la graine d’or inaltérable de l’Être. Il rappela que quand bien même le feu physique fait défaut, les êtres peuvent faire appel et rayonner de cette chaleur intérieure, ressource accessible à tous et qu’il nous revient de cultiver et de rayonner vers les autres et le monde….

Seules les bougies de la bûche décorée ont soutenu le temps de la méditation…

Enfin le partage du fruit sucré de saison permit à chacun d’incarner cette recommandation dans l’expérience concrète, et marqua la transition avec le moment profane convivial qui suivit.

Rendez-vous

Par ailleurs, Belenos donna rendez-vous au premier lever de soleil de la Roue, après la cérémonie principale d’Omnia, à ceux qui le souhaitaient pour venir faire enfin brûler pleinement et librement le feu bridé du Solstice, et libérer l’énergie contenue pour nourrir la nouvelle Roue.

Préparer et vivre le Solstice d’Hiver : quelques symboles et coutumes païens

Alors que s’approchent le Solstice d’Hiver et ses célébrations, tant sacrées que profanes, il est intéressant de considérer quelques symboles forts qui ont été récupérés, et ont vu leur sens profond déformé, par la communauté chrétienne d’abord, et la société de consommation ensuite…

Ces symboles viendront nourrir avec profit la préparation de tous les aspects profanes des cérémonies.

Les lumières et bougies

solstice d'hiver et lumière de bougie

Ce sont les symboles les plus évidents de l’hommage rendu à la lumière de Belenos qui persiste au cœur de l’hiver malgré le raccourcissement des jours.

Les bougies de cire d’abeille, avec leur belle couleur jaune et leur odeur parfumée, sont bien sûr les complices de cette période les plus agréables pour les sens. Mais les bougies plus classiques, grandes et petites, et les sources plus modernes de lumière, comme les guirlandes lumineuses, sont tout aussi à même de participer à l’esprit du Solstice.

Voici un exemple de pratique symbolique à mettre en œuvre dans les foyers la nuit du Solstice d’Hiver, simple et basée sur le sens profond de ce moment fort de l’année solaire. Il ne s’agit pas ici d’invoquer la divinité, ce qui relève de la responsabilité des sacerdotes au sein des cercles sacrés, mais bien d’une pratique familiale relevant du « religieux profane » et venant nourrir la vie de la communauté en marge des cérémonies sacrées.

Prévoir une bougie pour chaque membre de la maisonnée, et une pour Belenos. Au coucher du soleil, saluer le dernier regard de Belenos avant la nuit la plus longue, et allumer la bougie qui lui est dédiée. La disposer dans un endroit « caché », d’où on ne puisse pas voir sa luminosité. Cela peut être par exemple au sein d’un autel dédié exprès à pour Belenos à l’occasion du Solstice. Puis, une fois la nuit bien noire, éteindre toutes les sources de lumière (y compris le feu du foyer), méditer ensemble sur cette apogée de la saison sombre, accueillir l’obscurité nécessaire, douce et bienveillante. Et au bout d’un moment, au sein de cette nuit profonde, aller chercher et découvrir la lueur de Belenos, révéler à tous comment elle demeure vivace au cœur de l’hiver, bien qu’affaiblie, amoindrie. Prendre le temps de la chercher en soi, en son propre cœur, prendre conscience de la « graine d’or » qui demeure toujours, inaltérable, au fond du chaudron sombre de l’hiver. Honorer Belenos, le remercier pour ce présent et faire offrande, avec simplicité et humilité. Et enfin, grâce à cette lueur chaude et vive, rallumer d’abord le feu du foyer, puis la bougie de chaque membre de la maisonnée, bougie qu’il pourra garder à ses côtés tout au long de la soirée de fête, pour éclairer la table, puis pour illuminer doucement la maison jusqu’au lever de Belenos. Il sera alors temps d’honorer à nouveau la glorieuse radiance de cet Aîné, qui va désormais aller grandissant jusqu’au Solstice d’Été.

La célébration de l’arbre toujours vert

solstice d'hiver - houx

 

Symboles d’espoir de la végétation qui demeure vivace alors même que les autres végétaux perdent leurs feuilles, les arbres à feuillage persistant (tels que sapins, pins, houx, ifs…) ont à ce titre une place particulière dans la décoration et les pratiques profanes du Solstice d’Hiver.
Néanmoins, le respect dû à ces êtres comme à tous les autres fait qu’il n’est pas juste de les couper pour le simple plaisir de décorer nos intérieurs.
Si l’on souhaite les honorer pour l’espoir que leur feuillage vert nous inspire, le mieux est d’aller leur rendre visite et les décorer dans leur milieu naturel (avec des éléments biodégradables et non durables, bien sûr). Si l’on veut en avoir un près de son foyer, le mieux est alors de le planter dans son jardin (dans ce cas on peut utiliser des décorations classiques).
Par ailleurs, en remplacement ou en complément de ce qui vient d’être évoqué, si l’on souhaite associer ce symbole à l’embellissement de son foyer à cette période, le plus juste est d’utiliser un substitut artificiel (même si cela part d’une bonne intention, les résineux en pot ne survivent pas en général à plusieurs semaines dans un environnement chauffé en intérieur). Dans ce domaine, il existe une très grande variété de produits dans le commerce, qui ont l’avantage d’être durables et réutilisables si l’on en prend soin, ou de projets à mettre en œuvre (feuilles de houx en feutre sur la table, sapin en carton…).

La bûche

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Le bois que l’on partage avec ceux qui en manquent pour nourrir le feu de leur foyer au cœur de l’hiver est un symbole fort de solidarité : chaleur et lumière en devenir offerts avec générosité, d’abord par les êtres végétaux désincarnés, ensuite par les membres de la communauté qui en ont fait provision.

Il est bon de se souvenir de ce sens premier du symbolisme de la bûche du Solstice d’Hiver lorsque l’on prépare un dessert qui en a la forme ou que l’on décore de vraies bûches ou branches pour orner la table, offrir à ses proches, ou encore placer autour du feu communautaire ou amener en offrande à Belenos lors de la célébration sacrée menée par les sacerdotes.

Respect du monde végétal

De manière générale, il est bon de se rappeler que prélever des éléments végétaux sur les plantes vives doit se faire avec parcimonie et en conscience : la coupe des extrémités des branches ou des fleurs ne mettra pas en danger la vie de la plante, mais ne dispense pas d’une demande respectueuse et de remerciements sincères. Dans l’absolu, si l’on souhaite enrichir d’éléments naturels la décoration de son foyer, il est plus juste de s’en tenir aux feuilles, branches et fruits naturellement tombés à terre, ou alors de solliciter l’approbation des Aînés maîtres du monde végétal : Aesus et Airmid, par l’intermédiaire des sacerdotes (Ovates ou Prêtres).

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